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Vous savez quoi ?

J'ai envie de vous parler d'eux, les photographes, vous parler aussi, de ce qui me passionne.
LEWIS HINE Sadie Pfeiffer
8 Juil 2017

Les grand(e)s photographes / Lewis Hine – Gaël Turine

LEWIS HINE Sadie Pfeifer, fileuse de coton.

Lancaster, Caroline du Sud (Sadie Pfeifer, a cotton mill spinner, lancaster, South Carolina) 1908

LE TRAVAIL – LA MAIN-D’ŒUVRE

LEWIS HINE sadie pfeiffer CROP

Cette photographie a pour but de sensibiliser le public au phénomène du travail des enfants. En se plaçant à distance, Lewis Hine entend accentuer leur petitesse face à la machine. L4alignement des bobines introduit ici l’idée de répétition et souligne le fait que la fillette est prisonnière d’une mécanique sans fin. A la fragilité de ce petit être humain, il oppose l’implacable géométrie et le gigantisme de l’usine : le conflit réside au cœur de l’image. Dos à la lumière, l’enfant est seule, la distance qui la sépare de l’autre femme rendant tout communication impossible


« Il y a deux choses que j’ai voulu faire. J’ai voulu montrer ce qui devait être corrigé. J’ai voulu montrer ce qui devait être apprécié. » Lewis Hine


Lewis Hine considère la photographie comme un outil de progrès social. Après s’être intéressé aux conditions de travail à Pittsburgh, la « ville de l’acier », il est mandaté par le Comité national sur le travail des enfants pour réaliser une série d’images documentaires – dont fait partie le portrait de cette fillette dans une filature de coton en Caroline. Ce précieux témoignage des conditions de travail de l’époque contribuera à encourager l’action sociale et favorisera les réformes. Animé par un jeu habile de contrastes et d’oppositions, le cliché demeure aussi violent aujourd’hui qu’il l’était au début du XXème siècle.

 

Extrait du livre “POURQUOI EST-CE UN CHEF-D’OEUVRE? DE VAL WILLIAMS

« Il y a deux choses que j’ai voulu faire. J’ai voulu montrer ce qui devait être corrigé. J’ai voulu montrer ce qui devait être apprécié. »

Comment apprécier l’insupportable? Beaucoup d’autres photojournalistes se sont frottés à cette réalité. Pourtant, aujourd’hui encore de nombreux photographes contemporains effectuent un travail absolument exceptionnel et “beau”. Regardez ce que fait Gaël Turine, c’est “somptueux”.

Gaël est un des photographes qui travaillent, notamment, en collaboration avec Amnesty International et parcourent le monde pour témoigner, comme le font beaucoup de photojournalistes. Pour qu’une photographie reste dans les esprits, il faut bien entendu qu’elle raconte quelque chose, mais pas seulement. Il doit y avoir dans l’image bien plus que cela. Il faut un récit, une composition, une lumière, une histoire à raconter. D’une manière où d’une autre il faut que, en regardant cette photographie, chacun soit personnellement impliqué. Le photographe, sans le savoir, vient chercher chacun d’entre nous pour le faire entrer dans la réalité qui se vit.

La force est alors que cette histoire devient la nôtre, nous sensibilise et nous rendre plus conscient.

Qui est Gaël Turine

Gaël Turine (b. 1972) est basé à Paris et Bruxelles. Il a passé une année très formatrice, à l’âge de 8 ans, dans les Îles des Comores (l’océan Indien). Son père, un romancier et un producteur de radio documentaire, enseignait le français et sa mère écrivait de projets de film documentaires. 

Après la fin de ses études secondaires en Belgique, Gaël part pour 6 mois à Madagascar, où il fait sa première expérience photographique. De retour, il décide de commencer des études de photographie. Pendant ces trois ans d’étude, Gaël a obtenu des missions (l’Angola, l’Afghanistan et l’Érythrée) pour des ONG. C’est le terrain qu’il choisit de montrer à ses professeurs. Il cherche à raconter des histoires sociales et humanitaires.

Il ne cesse de courir le monde pour témoigner comme dans ce reportage sur le mur de la peur qui ne peut que nous rappeler les intentions désastreuses d’un certain TRUMP.

“En 1993 l’Inde a entamé la construction d’un mur de séparation de 3200 kilomètres avec son voisin bangladais. Le nombre d’arrestations, de victimes d’actes de torture et de morts en fait l’une des frontières les plus dangereuses du monde. Qu’il soit fait de béton ou d’une haute barrière de fi de fer barbelé, i est infranchissable et sévèrement gardé par les troupes indiennes de la Border security Force. Les raisons officielles avancées par l’Inde pour justifier l’érection d’un mur sont la protection contre l’infiltration de terroristes islamistes, l’immigration bangladeshi et mettre un terme aux trafics illégaux de marchandises. La quasi-totalité des victimes sont des Bangladeshis qui tentent de traverser la frontière. Que ce soit pour des raisons économiques, familiales, sanitaires, environnementales… ils cherchent à passer illégalement de l’autre côté du mur. Comment les blâmer alors que leur pays d’origine souffre de tous les maux: extrême pauvreté, surpopulation démesurée, catastrophes naturelles récurrentes…”

©Gaël Turine

 

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